Les redescentes forcées, les redescentes forcées, tout ça.
Dejà si les redescentes sont dure.
Hm, imaginez. Imaginez.
Mélange de tristesse et de colère, de mal être, mal aise tout ça mélangé. Hm. Mélange de revenir à la conscience et de vouloir sombrer encore. Quand les couleurs commencent à redevenir fades. Hm, difficile retour de l'esprit dans le corps, de l'intelligence dans la tête. Quand les sens arrêtent de chercher à tout analyser en même temps, quand le bourdonnement s'arrête tout ça. Quand la vue arrête d'être floue, quand on commence à se rappeler que c'était pour de faux et qu'on savait au début que ça ne durerait pas pour toujours.
Quand on se rappelle qu'on avait oublié.
Quand on est en colère.
Quand on se rend compte qu'on est pas seul et que rien ne s'est pas passé. C'est dur Mister Charleson, dur de vivre dans la réalité.
On dirait qu'il se réveille. Hm.
On dirait qu'il se réveille. Te réveille pas du pied gauche, sois de bonne humeur tout ça et c'est chiant quand tu sais que tu peux pas après tout ce que t'as vu. C'était mauvais mais tu regrettes sans avoir pourquoi, et ça t'énerve qu'il y ait tellement de gens autour de toi, qui sont là à se dire qu'il te manque des morceaux dans ton crâne, qui te prennent pour un fou tout ça ...
Monsieur ?
"Quoi, bordel ?!" C'est la colère, le manque tout ça, dans la voix douce d'habitude, de Mister Charleson.
Il lève la tête vers elle, sa gueule pâle, la bouche déformée par ce qui reste de goût de gerbe sur sa langue. Les sourcils froncés, les yeux douloureusement brillants de la lucidité qui fait mal en revenant.
_________________
[ trop de mélanges ça tue les couleurs ].